Never For Ever : petite histoire d’une grande pochette…

Posté le 24 août 2016

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Les inspirations

Bien que Kate Bush ait donné des directives («Elle a été assez précise, elle souhaitait des créatures lumineuses et sombres s’échappant de sa robe», déclara l’illustrateur à l’époque), Nick Price s’est senti libre de s’inspirer du peintre flamand Pieter Brueghel, pour qui elle déclarait son admiration dans le magazine britannique Melody Maker en 1985 : «J’aimerais être Brueghel, définitivement. Son travail est réel et pourtant dépeint d’une manière tellement fantastique. C’est si beau, si fondamental.» L’illustrateur du début du siècle dernier Arthur Rackham a aussi servi d’inspiration, notamment pour la pose de Kate Bush, semblable à celle de la femme du dessin Undine in the Wind de l’artiste. De même, l’influence de Jérôme Bosch, peintre néerlandais fantastique et poétique du XVIe se fait sentir : la teinte brune tirant sur le beige, la profusion de détails et la dichotomie rêve-cauchemar.

Le dessinateur

La réalisation de l’intrigante pochette de Never for Ever, troisième album de la Britannique à voix de soprano, a été laissée aux bons soins de Nick Price, un illustrateur bien connu au Royaume-Uni pour ses dessins pour enfants, et notamment pour le héros excentrique du dessin animé Docteur Snuggles. Nick Price et Kate Bush avaient précédemment collaboré à la réalisation du programme de l’unique (jusqu’en 2014) et spectaculaire tournée de Kate Bush, en 1979. L’Anglais créera par la suite deux autres pochettes de single pour la chanteuse, December Will Be Magic Again et Sat in Your Lap.

Les créatures

Pléthore d’animaux s’échappent de la robe de l’artiste, exprimant tantôt le bien, tantôt le mal, comme autant d’expressions des émotions humaines s’échappant d’une boîte de Pandore. «La pochette est un voyage complexe de nos émotions : ce qui se trouve à l’intérieur sort à l’extérieur, de la même manière que nous inondons les gens avec nos désirs et nos problèmes. Ces pensées noires et blanches, ces chauves-souris et ces colombes semblant gelées en plein vol descendent en flèche sur l’album et sur votre chaîne hi-fi. Après, c’est à vous de les ramener à la vie», expliquait la chanteuse dans la newsletter du Kate Bush Club en septembre 1980, avec le petit grain de folie douce qui lui est propre. On retrouvera cette idée de dédoublement de la personnalité dans le clip de Babooshka et la représentation du cygne dans la vidéo de Delius, deux titres de l’album.

Ci-dessous Kate bush posant pour la pochette avec à droite l’ illustration tirée de « Undine » d’ Arthur Rackham une des sources d’inspiration de la pochette .

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